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Dormir sans larmes du D Rosa Jové

Dormir sans larmes du D Rosa Jové
Résumé littéraire

En ce mois de février 2020, nous ouvrons la section littéraire de ce blog. Nous recommandons déjà plusieurs ouvrages sur notre plateforme, ici même.  Aussi, nous vous en proposerons un résumé 1 fois par mois.

Pour commencer, nous aborderons l’épineuse question du sommeil. Et oui, nombreux sont les parents qui rencontrent des difficultés à faire LEUR NUITS à l’arrivée d’un nouvel enfant.

« Dormir sans larmes », du Dr Rosa Jové est une perle.

Non, elle ne vous donnera pas de conseils artificiels pour « aider » votre enfant à s’endormir, ou bien à ne pas se réveiller pendant la nuit (nous rappelons en prélude que le sommeil est une acquisition, pas un apprentissage).

Toutefois, elle rappellera ce dont la nature nous a dotée pour favoriser cette acquisition.  Elle explique d’ailleurs combien peuvent être délétères les techniques de dressage du sommeil des enfants.

Elle use de la meilleure manière d’apprendre à vivre avec : elle informe, clairement, simplement, sans détour, sur comment est organisée l’évolution du sommeil chez nos petits d’Homme de 0 à 6 ans.

On retrouvera également une section sur les problématiques du sommeil tels que les terreurs nocturnes, le somnambulisme ou le manque de sommeil avéré. Elle y expose des moyens pour les parents de gérer ces difficultés.

En voici donc le résumé.

Ce qu’il faut savoir sur le sommeil des enfants

Tout d’abord, il est important de noter que le sommeil et un processus évolutif.

Il existe plusieurs types de sommeil, eux-mêmes composés de phases.

*Le sommeil calme, aussi appelé le sommeil lent (ou NON MOR). On y retrouvera l’étape d’endormissement, puis le sommeil léger, une phase dite de transition, puis un sommeil plus profond, avec une respiration et un rythme cardiaque stabilisés et des muscles détendus.

*Le sommeil MOR, aussi appelé sommeil paradoxal ou sommeil actif. Le corps est paralysé par une totale atonie musculaire. Bien que le corps soit inerte, le cerveau, lui, est en pleine activités.

Le sommeil selon les âges

Saviez-vous que les enfants commençaient à dormir dans le ventre de leur mère ? Et plus particulièrement au 3e trimestre ?

Chez le fœtus, le sommeil actif apparait vers 6 mois, le sommeil calme se manifeste vers 7 mois.

Chez le bébé entre 0 et 3 mois

Il dort entre 14h et 20h. Même si cela représente une grande part de la journée, il est important de rappeler que celui-ci ne peut pas dormir en continu car il a besoin de s’alimenter fréquemment (n’oublions pas que son poids est multiplié par 3 sa première année de vie !). Cliniquement, on préfère un bébé vif, éveillé et gros mangeur (qui sont des signes de bonne santé) à un bébé perpétuellement somnolent et sans grand appétit).

Rappelons que les besoins d’un bébé sont :

* S’alimenter fréquemment (par une bonne pratique de la succion)

* Avoir l’attention toujours en éveil de la personne qui s’occupe de lui (quand bébé appelle, le parent réagit à cet appel),

* La possibilité de développer son esprit mais aussi de murir (nous sommes une espèce altricielle, c’est-à-dire que nous naissons très immatures et avons besoin d’autrui pour survivre)

 

Aussi, son sommeil est biphasique, ultradien et polyséquentiel.

Par biphasique, on comprend bien qu’il est composé de 2 phases (environ 50/60 mn chacune, parfois à la suite mais c’est plutôt rare), ce qui favorise la vigilance de la personne qui s’occupe de lui).

Le sommeil ultradien de bébé ne fait pas encore la différence entre le jour et la nuit. Il s’assure que ses besoins sont satisfaits de jour comme de nuit.

Le sommeil polyséquentiel, en se répartissant en plusieurs séquences pendant la journée permet l’alimentation, le repos périodique aux stimulis et le développement de l’esprit.

Il connait également une part de sommeil paradoxale plus élevée que chez l’adulte.

Les deux facteurs qui favorisent naturellement le sommeil sont le cododo (ou sommeil partagé) qui permet que les respirations s’harmonisent) et l’allaitement, grâce à la succion et aux acides aminés appelés L-tryptophane, présents dans le lait.

En cas de non-allaitement, un biberon dont l’orifice sera plus étroit demandera plus d’effort, certes, mais permettra un sommeil de meilleure qualité.

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Chez les bébés entre 4 et 7 mois

Désormais, le sommeil du bébé devient plus prévisible. Le sommeil paradoxal apparait (avec un sommeil plus léger au départ) et une phase profonde d’environ 1h à 1h30.

Tous les enfants (et les adultes d’ailleurs) se réveillent la nuit (environ 10 fois). La différence réside dans le comportement adopté entre les phases de réveils. En effet, certains se rendorment, d’autres sont remuants et ils arrivent que certaines enfants aient des terreurs parfois.

Le sommeil et les besoins – acquisition du rythme circadien, sommeil polyphasique et instable

C’est l’âge où les bébés commencent à acquérir le rythme circadien : le sommeil nocturne est plus long, avec 2 siestes diurnes environ. L’enfant n’a pas besoin d’aide pour y parvenir, c’est son noyau cérébral suprachiasmatique qui est prêt à agir.

Bébé a acquis presque toutes les phases du sommeil adulte. Il commence à être capable de dépasser un ou plusieurs cycles !

Toutefois, l’émergence de 5 phases de sommeils connus chez l’adulte va entrainer encore des réveils fréquents (car ces nouvelles phases sont d’autant plus d’occasions de se réveiller pendant ces transitions)

Chez l’enfant entre 8 mois et 2 ans : un sommeil parfois redouté et agité.

C’est une période qui regroupe des grandes étapes de maturation et les premiers pas vers l’autonomie.

On y retrouve une période très redoutée, celle de l’angoisse de la séparation. Le meilleur moyen de l’aider et l’accompagner dans cette étape est de rester à ses côtés pour l’endormissement et continuer le sommeil partagé.

A la crainte des parents du « besoin qui s’éternise », l’auteure répond qu’on ne connait pas d’adulte qui ont besoin de leurs parents pour s’endormir MAIS on en connait quelques-uns qui ont besoin d’objets substitutifs.

C’est le début du déplacement et de l’alimentation solide, parfois du retrait de la couche, ce qui en fait une période agitée. Seulement 30 % des enfants ne se manifestent pas la nuit pendant cette période.

Chez l’enfant entre 3 et 6 ans

Tous les « problèmes » de sommeil ne sont pas réglés MAIS s’arrangent grandement 😊

Chez certains enfants, il y a un déficit du sommeil lent et une augmentation du sommeil profond (pendant la première partie de la nuit). Cela engendrera plusieurs troubles : des terreurs nocturnes, du somnambulisme et de l’énurésie. Toute rentrera dans l’ordre lorsque l’enfant n’aura plus besoin de compenser sont déficit de sommeil.

C’est aussi à cette période que l’enfant demande beaucoup d’attention au moment du coucher (raconter plusieurs histoires, chanter des chansons, boire de l’eau) afin de calmer l’anxiété.

On observe une nette amélioration lorsque la chambre à coucher est partagée entre frères et sœurs.

Les troubles du sommeil chez l’enfant : un vrai problème.

Les troubles du sommeil les plus fréquents chez l’enfant sont les dyssomnies et les parasomnies.

Les dyssomnies

Elles sont les anomalies de la quantité, de la qualité ou de l’horaire du sommeil : la quantité de sommeil est insuffisante ou excessive, il y a une dégradation de la qualité du sommeil (apnées, réveils nocturnes), des perturbations des horaires.

Le sommeil insuffisant est quasi inexistant : l’important est de se sentir reposé. On peut élaborer un tableau afin de calculer le nombre d’heures de sommeil réel. Si le manque de sommeil est avéré (avec des signes de fatigue depuis plusieurs semaines, il est nécessaire de consulter un pédiatre.

Comment évaluer l’insuffisance de sommeil chez l’enfant ?

  • L’enfant dort un nombre d’heure largement insuffisant depuis au moins un mois ;
  • Ce manque de sommeil provoque des malaises cliniquement significatifs (irritabilité, somnolence, perte d’intérêt pour les jeux, déficit de sociabilité…) ;
  • Ces anomalies ne peuvent pas être attribuées à la prise de médicaments, ni a des troubles antérieurs, ni à la parasomnie.

Comment évaluer l’excès de sommeil chez l’enfant ?

L’enfant présente au moins un de ces symptômes :

* Augmentation notable des heures de sommeil depuis au moins un mois ;

* Accès de sommeil irrésistible dès qu’il se tient tranquille ou occupe par une activité monotone (TV, école, repas) ;

* Réveils toujours très difficiles (état de confusion/ivresse). Les plus grands enfants évoqueront des images hypnagogiques.

 

Cette somnolence excessive provoque au moins un de ces symptômes :

* Importante hyperactivité avec des siestes impromptues ;

* Troubles significatifs de la fatigue ;

* Manque d’attention et de concentration ;

* Symptômes oculaires : l’enfant se plaint d’une vision brouillée, strabisme ;

* Bâillements fréquents

L’auteure mentionne également les symptômes d’une apnée obstructive (comme le ronflement, la respiration la bouche ouverte, la transpiration excessive et bien d’autres…)

Les parasomnies

Elles sont les phénomènes ou comportements anormaux survenant au cours du sommeil : cauchemars, terreurs nocturnes, somnambulisme, somniloquie, bruxisme, rythmie du sommeil, myoclonies, hallucinations hypnagogiques et hypnopompiques

On les retrouve principalement vers :

* 9 à 18 mois de par l’angoisse de la séparation

* 2/3 ans avec l’acquisition des contrôles sphinctériens

* 3 à 6 ans avec la prise de conscience de l’ambivalence des sentiments, la difficulté à vivre ses émotions, et aussi une grande période de découvertes.

Avant d’aller dormir, il est important d’éviter tout ce qui peut effrayer, réduire donc toutes les sources de stress chez l’enfant (l’école, une éducation trop stricte ?). Vous pouvez lui demander ce qui pourrait l’aider afin de réduire son anxiété.  Il est recommandé d’éviter les périodes de séparation trop longue avec l’enfant.

Que faire après un cauchemar ?

Rassurer l’enfant SANS minimiser son vécu. Valider la peur vécue, le stress et le désarroi. La chaleur humaine et votre compagnie sont les meilleurs recours. Si le cauchemar est récurrent, essayer d’en faire une histoire différente, où le rêve aura une fin heureuse.

Que faire en cas de terreurs nocturnes ?

Elles apparaissent pendant la première partie de la nuit (c’est une perturbation entre de la phase du sommeil profond et le sommeil plus léger),

Il faut prévenir. La meilleure solution reste que l’enfant soit le plus détendu possible au moment du coucher. Aussi, ne pas hésiter de lui proposer de se reposer pendant la journée (ou bien laisser la sieste se prolonger).

Lorsqu’il est en crise :

* Rester discrètement à ses côtés, afin de lui éviter de se blesser, ce qui réduit l’état de confusion en cas de réveil.

* Ne pas essayer de la réveiller, cela rompt le cycle de sommeil et peut l’effrayer;

* Evitez toutes questions (l’enfant ne saura pas y répondre);

* Programmez ses réveils : si les terreurs sont fréquentes (et que l’enfant finit par se blesser), tenter des réveils programmés (pour cela, il faut tenir un registre détaillé du sommeil pendant quelques jours et ainsi savoir quand apparaissent ces accès de parasomnies). Quand on le sait, on peut réveiller l’enfant 15 min avant et essayer de le rendormir rapidement. Attention ! cette solution est de dernier recours car stressante pour les parents. Il est aussi important de faire la différence entre les cauchemars et les terreurs nocturnes car leur approche est très différente.

Le somnambulisme et la somniloquie (le fait de parler pendant le sommeil)

Ils rejoignent les terreurs nocturnes car ce sont les mêmes troubles, donc le même mécanisme mais avec une manifestation différente. Il faut se concentrer sur le repos et la relaxation en premier lieu.

Que faire en cas de bruxisme (grincement de dents) ?

Il est lié à de l’anxiété et peut démarrer à l’âge de 10 mois. On peut poser plusieurs questions : L’enfant passe-t-il suffisamment de temps avec ses parents ? Y’a-t-il eu des changements récents dans sa vie ? la crèche, sevrage, diversification, déménagement… ?

Si la réponse est positive, on assurera une vie plus tranquille et régulière. Mais aussi :

* Changer de position de sommeil;

* Mettre un oreiller;

* Masser l’enfant avant de dormir;

* Faire en sorte qu’il ne s’endorme pas seul.

Ce qu’il se passe quand on « laisser pleurer » un enfant

Le stress empêche de dormir. C’est un réel choc émotionnel (il y a une baisse du niveau des principales hormones), cela fait comprendre aux enfants qu’il est inutile de se plaindre, de se manifester (cela sera d’autant plus efficace chez les plus petits).

Les séquelles sont nombreuses : troubles de l’anxiété, dépression, impuissance acquise, troubles de l’attachement, syndrôme de stress aigu ou de stress post-traumatique.

Ce que l’on peut faire

L’allaitement est une aide précieuse.

Le cododo (en respectant les règles de sécurité bien sûr) diminue les risques de mort subite du nourrisson, apprend plus facilement à passer d’un cycle à l’autre, permet d’allaiter et dormir, régule la température corporelle.)

Si vous êtes interessé par l’acquisition de cet ouvrage, vous pouvez le trouver ici même. Excellente lecture!

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