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Post-Partum et sororité

Post-Partum et sororité
Actualité

Le 9 février dernier a eu lieu la 92e cérémonie des Oscars a Los Angeles, afin de récompenser les films sortis en 2019. Cette cérémonie annuelle aura été marqué par le refus de la chaîne américaine ABC de diffuser pendant celle-ci une publicité montrant une jeune mère face aux difficultés du post-partum, c’est-à-dire suite à la grossesse et à l’accouchement. Dans cette pub, rien d’exagéré, une simple présentation des faits afin de sensibiliser le public qui semble si peu averti.

Suite à ce refus, Ilana WEIZMAN, doctorante en sociologie et communication, mais surtout militante féministe, a décidé de partager des photos de son propre post-partum et lance l’hashtag du même nom. On la découvre avec son ventre toujours arrondi, portant des couches de protection et témoignant des difficultés physiologiques que rencontrent les femmes. De plus, elle communique sur les difficultés qui sont davantage typiques des sociétés occidentales, où l’isolement et l’ignorance sont monnaie courante et où la charge du nouveau- né n’incombe qu’à une seule et même personne la majeure partie du temps : la mère.

Une vision erronée des faits

Dans un monde où les rares mères exposées au plus grand nombre sont des stars, on ne s’étonne pas de la vision erronée du post-partum.

Qu’en est-il vraiment ? Le post-partum, aussi appelé relevailles est une période plus que charnière pendant laquelle la femme vit le plus grand chamboulement de son existence, que ce soit physiquement et psychiquement. Son univers a muté, elle soit se remettre de 9 mois de grossesse, d’un accouchement et est désormais en charge d’un bébé. Toutes les femmes sont différentes, mais les soins de l’après-accouchement sont universels. L’ocytocine a atteint son sommet pendant l’expulsion et il faut maintenant maintenir sa sécrétion en prenant désormais soin de la maman, qui prendra elle-même soin de son bébé.

Ailleurs

Dans de nombreuses parties du monde, beaucoup de rituels, d’évènements et d’habitudes existent après la naissance. La mère est choyée, bercée, aimée, dorlotée…Tout comme le sera ainsi son bébé. Elle est déchargée des tâches ménagères, de la cuisine ou tout autre chose. On ne lui demande que de s’occuper d’elle et de son bébé.

Ici

En France, la situation est catastrophique. Les femmes sont souvent rapidement abandonnées à leur sort, sans soutien. La sororité n’est plus de mise et l’information ne passe plus. De nos jours et dans nos contrées, les jeunes mamans sont stupéfaites lorsqu’elles vivent des évènements des plus ordinaires – mais non moins impoortantes – comme les douleurs, les contractions post-accouchement ou encore les lochies très abondantes

Historiquement, les femmes se chargeaient de tout se raconter : la grossesse, l’accouchement et bien sur l’après. Il n’en est, en occident du moins et la plupart du temps, plus du tout ainsi. Le corps médical a pris le relais, mais pas entièrement ou suffisamment.

En effet cette phase très balisée par la santé semble faire l’impasse sur ce stade : tant au niveau de l’information que des soins à offrir à la maman. Les quelques visites de la sage-femme, même si fort appréciées, ne suffisent pas à l’aider pleinement. Sans parler du congé paternité ridiculement court…

Sororité

A l’heure où les 1000 premiers jours sont sur le point de devenir une priorité pour le gouvernement, espérons que cet épisode plus que crucial, d’ailleurs surnommé le « mois d’or » sera au bénéfice de la jeune mère et permettra une mise en place de la maternité plus douce et surtout plus humaine.

 

Il en vient aussi à nous, femmes, avec le soutien des hommes, de reprendre en main et à l’esprit nos connaissances, partager nos expériences pour qu’enfin notre sororité refasse pleinement surface.

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